dimanche 12 juin 2011

Leçon de choses sur les lampyridae.

Une découverte faite en me promenant à côté de l'hôtel Marriott à Kansas City, où j'assiste à une conférence traitant de la génomique des arthropodes (groupe qui comprend notamment les insectes).

dimanche 22 mai 2011


photo
Originally uploaded by basmatige.

vendredi 20 mai 2011

On médit sur moi, donc je suis.

Sous-titre : Après avoir lu ce post, vous ne verrez plus le monde de la même façon.

Une petite brève amusante de Science à propos de l'effet des ragots sur la vision.
L'article en question traite des interactions sociales et comment elles canalisent notre comportement. L'interaction sociale: le ragot. Le comportement: la vision.

Le ragot est considéré comme un élément important de notre société car il permet d'apprendre efficacement qui est de bonne compagnie mais surtout qui est à éviter. L'étude dont je parle ici est centrée sur le rôle du ragot sur le traitement des informations visuelles. Plus précisément, les auteurs testent si un ragot peut moduler ce que l'on voit, c.a.d ce que le cerveau juge pertinent de traiter dans une image. Et le résultat est que l'on "voit davantage" les personnes à propos desquelles on a un ragot négatif, par rapport aux autres personnes.

Comment mesurer cela ? Les auteurs procèdent en 2 étapes :
- ils font voir à un sujet une photo d'un visage neutre, et ils associent cette image à une information : un ragot (positif="a aidé une vieille dame à traverser la route", négatif="a jeté une chaise à la figure de ses camarades de classe", ou neutre="a croisé quelqu'un dans la rue"). Les auteurs ont également des images contrôles, pour lesquelles l'information est de type non ragot, c'est à dire n'ayant aucun rapport avec des interactions sociales (positive="a senti la chaleur d'un coucher de soleil", négative="a une carie", ou neutre="a tiré les rideaux de la pièce").
- Ensuite les auteurs présentent des stimuli différents à chaque oeil du sujet : ils projettent à un oeil une maison et à l'autre oeil la photo d'un des visages dont ils ont appris quelque chose précédemment. Il y a alors un conflit dans le traitement cérébral des 2 images. Le cerveau résout ce genre de problèmes par court-circuiter l'information apportée par un des 2 yeux et ne traiter que l'information de l'autre oeil. Au bout d'un moment, le cerveau inverse. On peut demander au sujet de dire quand il voit la maison ou le visage.
Ce que les chercheurs mesurent au cours de notre expérience, c'est si la nature de l'information donnée à propos des visages sur les photos influence le temps durant lequel le sujet voit (ou ne voit pas) le visage (ie le cerveau décide que l'information du visage n'est pas pertinente).
Et les chercheurs trouvent que la photo associée à un ragot négatif est vue plus longtemps que les autres visages. Ce rallongement n'est pas du à la nature déplaisante de l'information puisque le visage associée à une information négative mais non sociale (ici, la carie) ne provoque pas de rallongement de la durée de vision du visage.
Donc on voit mieux les personnes à éviter.

La conclusion de l'article est que les stimuli visuels ne sont suffisants pour expliquer ce qu'on voit. Notre cerveau utilise d'autres types d'information pour accepter un stimulus visuel.

samedi 14 mai 2011

Brève de Facebook (tragicomédie en un acte)

Vu sur Facebook, sans trucage, mis à part le floutage des noms et l'effacement des photos (on connaît un des auteurs) par nos soins.
facebook_Breve

dimanche 1 mai 2011

10 whiskies we tasted


10 whiskies we tasted
Originally uploaded by basmatige.
We tasted 10 whiskies, ranging from $14 to $110.

mardi 12 avril 2011

Rabbit bot fly.

J'ai appris que certains étaient un peu dégoûtés par le lézard à la queue bleue.

Alors cette fois on montre une jolie mouche, de 2-3 cm de long.

Rabbit bot fly

Jolis yeux n'est-ce pas ?

Rabbit bot fly

L'adulte (en photo, donc) est très inoffensif, puisque dépourvu de pièces buccales : la bête ne se nourrit pas, et meurt donc très vite.

L'adulte dépose tout de même un oeuf, par exemple sur un insecte piqueur, qui ensuite va déposer l'oeuf sur un mammifère. L'oeuf éclot lorsque il arrive au contact de la peau d'un mammifère, motivé par la chaleur. La larve s'insère alors sous la peau de l'animal, et va se nourrir pendant 2 mois des chairs environnantes. A la fin, la larve sort (elle fait alors 2-3 cm), puis prend une semaine pour se métamorphoser en l'adulte que vous voyez.

La mouche que nous avons prise en photo semble se spécialiser dans les rongeurs et lagomorphes (lapins et lièvres). Certaines espèces s'occupent aussi des humains.

Si vous voulez des photos ragoûtantes de larves de bot fly et de sa larve, allez voir ces liens :
- ici
- là
- ou encore là

lundi 4 avril 2011

Plestiodon skiltonianus skiltonian

Plestiodon skiltonianus skiltonian
Aussi connu comme "Western Skink". Celui-ci est un juvénile: au passage à l'age adulte, sa queue perdra sa jolie couleur bleue. Apparemment, l'hypothèse pour expliquer cette vive couleur bleue est qu'il est avantageux pour le lézard d'attirer l'attention des prédateurs sur sa queue, vu que la queue peut se séparer sans grand mal du reste de la bestiole.